RSE : les clés de la réussite

RSE, oui mais autrement….

Les études convergent pour dire que 50 à 70 % des projets de réseau social d’entreprise – RSE – échouent et passé l’effet « wahou » ils peinent à atteindre leur objectif pourtant plus que légitime.

Si près de 80% des entreprises du CAC 40 ont lancé un projet de réseau social d’entreprise, selon Gartner, 90% d’entre elles se soldent par des échecs. Pourquoi ?

Le déploiement technologique ne suffit pas à initier le changement dans l’entreprise, il faut plus que cela. Plus qu’un outil il faut une approche globale et experte.

En réalité ce n’est pas spécifiquement de RSE qu’il faut parler mais plus des interactions digitales entre collaborateurs, que ce soit au niveau des relations inter-individus, au sein de communautés ou au niveau corporate.

Il faut que le RSE aie une vraie valeur ajoutée pour les collaborateurs, pour la communication interne et pour le management.

Quelles sont les règles à suivre alors pour performer ?

Il ne faut pas mentir. Il faut que ce qui se passe dans le réel ne divergent pas trop de ce que l’on va construire dans le virtuel et que l’on maintienne ainsi des passerelles entre les deux. Il ne faut ainsi pas penser qu’un RSE peut fonctionner alors que dans le réel les échanges sont pauvres et de mauvaise qualité

Il faut que des objectifs précis soient définis au départ et évalués. Sans objectifs, la création d’un réseau social interne n’a aucun sens. Les principaux objectifs sont :

  • Fluidifier le partage de l’information. 20% du temps de travail d’un collaborateur est ainsi consacré à la recherche d’information interne en sollicitant ses collègues. Le décloisonnement de l’information permet de donner davantage de visibilité sur les activités des différents métiers et la communication devient transversale, plus réactive et profite à l’agilité de vos processus métiers.
  • Développer une culture d’entreprise. Une démarche participative devient un levier pour installer un climat de confiance, développer un sentiment d’appartenance et engager vos collaborateurs. Il permet également de dégager des influenceurs, de développer l’esprit d’initiative et de valoriser vos collaborateurs
  • Soutenir une dynamique de co-créativité. L’alliances du collaboratif et de la dynamique sociale est la source d’une forte innovation collective permettant la naissance de ruches à idées au sein de votre entreprise qu’il faut savoir déceler et faire grandir.
  • Déceler des frustrations et prévenir des blocages. Lorsque l’on prend le temps d’analyser la réelle source d’information qu’apporte un RSE, on peut vite détecter points bloquants et anticiper les futurs tensions.

Il faut que le réseau soit animé sérieusement. Pour favoriser l’échange, le partage et l’innovation, il faut absolument que soit définie une animation car il est impensable de « laisser vivre » une plateforme car cela équivaut le plus souvent à la « faire mourir ».

Il faut des relances fréquentes, de la distillation d’informations, la mise en place d’ateliers de co-création par petits groupes pré-identifiés, l’intervention d’experts extérieurs pour valoriser l’engagement en interne et favoriser la participation active.

Il faut que le réseau soit un outil d’étude pour que les échanges entre collaborateurs soient instructifs et que le pilotage en interne soit amélioré. Il faut donc analyser les échanges en profondeur afin de dégager les signaux forts et faibles et définir des pistes d’actions.

Il faut que les managers soient impliqués dans le projet.  Les RSE peuvent être une source de tension avec les managers de proximité qui peuvent y voir une dépossession de leur rôle. Ils ne maitrisent ainsi plus totalement l’information diffusée à leurs équipes et ne sont plus les seuls à distribuer des marques de reconnaissance. C’est pourquoi il faut les impliquer dès la phase de cadrage du projet en mettant en avant pour eux la dimension d’aide au management que peut être un RSE bien réalisé ainsi que le fort potentiel de valorisation pour leur équipe s’il elle performe. L’équipe dirigeante doit appuyer le projet et faire régulièrement des retours afin de valoriser la démarche et les personnalités engagées dans cette-dernière.